Gluecifer – Same Drug New High

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Les frimats sont là mais la vague de chaleur en provenance du nord de l’Europe, elle, persiste. Après le Kickstarter des suédois de Bullet, leurs voisins norvégiens de Gluecifer reviennent avec le baume réparateur pour lèvres gercées et mains abimées par la rigueur des températures hivernales. Entre 1994 et 2005 les gars d’Oslo ont occupé une place privilégiée au sein du heavy rock scandinave. Split, reformation en 2017 avec un nouveau line up mais depuis l’album Atomic Thrill paru en 2004,  ingenting, nothing, nada, nichts, que dale!
Le titre de ce nouvel album, le sixième, annonce la couleur: même médoc, nouveaux effets. Le groupe reprend les assauts sonores dont il avait le secret avec onze brûlots insolents et accrocheurs. Du furieux The Idiot à l’équilibre instable de On the Wire aucun temps mort avec au passage un clin d’œil à AC/DC (Made in the Morning) et une main tendue au punk rock avec Armadas et 1996. Fusion électrisante de rock, de punk et de glam, Same Drug, New High reste un hommage en toute simplicité à l’efficacité d’un rock euphorique et le signe annonciateur du retour de Gluecifer au sommet avec une signature sonore brute et incisive.
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Le lundi c’est permis – Hésitation

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© Photo: Flickr

 


[Joseph Addison – Poète anglais]: ″ Woman who hesitates and deliberates already knows what she will lose – Femme qui hésite et délibère sait déjà ce qu’elle va perdre ″.


 

Durutti – The Return of Durutti Column

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[Extrait]: Sorti en janvier 1980 sur le label Factory Records, The Return of the Durutti Column est le premier album studio du groupe britannique post punk: The Durutti Column. Les pochettes des 3600 premiers exemplaires sont réalisées avec des feuilles de papier de verre assemblées par des membres de certains groupes du label. Parmi eux, Ian Dury qui bosse pendant que les autres membres de Joy Division regardent un film X. Revendeurs et clients fulminent…
Les pochettes protectrices transparentes accrochent tellement que les disquaires s’en débarrassent. Pire, le concept vieillit mal. Au fil des mois, la colle à tapisserie utilisée pour l’assemblage ne tient pas et les grains de l’abrasif se répandent un peu partout…
Une pochette noire, plus sobre, comprenant trois œuvres de Raoul Dufy est mise en œuvre par Steve Horsfall pour les éditions suivantes.
En 2013, le Benelux édite une autre version vinyle de l’album. Graphiquement conçue par Peter Saville, la feuille de papier de verre revient mais cette fois dans la pochette intérieure. Elle est visible au travers du logo officiel en die cut de Factory Records.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

 Charles Bébert – George Harrison

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© Photo: Charles Bébert

 

Mai 1968, restaurant La Pignata à Nice. Charles Bébert couvre la soirée d’anniversaire de Johnny Hallyday organisée par Eddie Barclay. Vers 3h du matin, le photographe croise Ringo Starr, George Harrison et leurs épouses sur le parking de l’établissement. Son flash crépite. Le guitariste anglais perd son sang-froid. Résultat : sept points de suture pour le chasseur d’images. Un ami de Bébert, animateur de Radio Monte Carlo, révèle l’incident et déclare que les Beatles ne passeront plus à l’antenne pendant dix jours, soit la durée de l’ITT dont bénéficie Bébert suite à ses blessures.
Quelques mois plus tard, les avocats des 4 de Liverpool se rendent sur la Côte d’Azur. Charles Bébert accepte un arrangement à l’amiable et l’année suivante la réconciliation officielle entre le shooter de stars et l’auteur de While my Guitar Gently Weeps aura lieu sur le tarmac de l’aéroport. [Source: livre Rock’n’Roll Justice de l’avocat Fabrice Epstein].

Bullet – Kickstarter

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Ceux qui devant le visuel de ce disque auraient encore un doute pourront le lever en se penchant sur une tracklist* au nommage révélateur. Au cours de 25 ans d’existence, Bullet n’avait rien produit depuis Dust To Gold paru en 2018 et aujourd’hui le message est clair. Avec Kickstarter Le combo suédois est de retour pour un hommage appuyé à un heavy metal fidèle à l’esprit de la fin des seventies. Guitares rugissantes, riffs solides et énergie boostée à l’aquavit, le tout conforme au modèle sur lequel Accept, Judas Priest et, aujourd’hui encore, AC/DC ont toujours régné en maîtres. Sur les onze titres, le chanteur Dag Hofer mène la charge en tonitruant haut dans les tours, accompagné par des guitares constamment en zone rouge et une rhythmique à la synchro parfaite. Classique certes, vintage bien sûr, mais Kickstarter se distingue par une grosse dose de maturité et un soin particulier apporté à l’efficacité d’un vigoureux démarrage au kick. Attention aux guiboles!  
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*Tracklist: Kickstarter, Caught In The Action, Open Fire, Keep Rolling, Hit The Road, Avenger, Chained By Metal, Spitfire, Full Throttle, Strike At Night, Night Falls Down.


 

Le lundi c’est permis – Route

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© Photo: Stephan Würth

 


[Proverbe turc] ″ No road is too long with good company – Aucune route n’est trop longue quand on est en bonne compagnie ″. 


 

Little Eva – Loco Motion

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[Extrait]: Eva Boyd était baby-sitter payée 35 dollars la semaine par le couple de compositeurs: Carole King et Gerry Goffin. C’est Carole qui a imaginé une mélodie dont le rythme, selon son mari Gerry, rappelait celui d’une locomotive. Quand ils ont vu Eva danser sur cet air avec leur fille, ils ont eu l’idée de lui faire enregistrer la chanson pour qu’elle devienne une nouvelle danse : The Loco-Motion…
Publié en juin 1962, le single est devenu instantanément l’un des plus gros hits mondiaux. Revers de la médaille, sa jeune interprète de 17 ans ne pouvait plus assurer son rôle de nounou. Privée de ses mentors à partir de 1963, Little Eva a dû mettre fin à sa carrière en 1965. Vendu à plusieurs millions d’exemplaires le titre a tout de même permis à la chanteuse d’acquérir sa propre maison…
Aux États-Unis, Loco-Motion a joui d’un regain de popularité à deux reprises. Une première place en 1974 pour la version de Grand Funk Railroad (si si, c’est vrai!) et une honorable troisième position grâce à Kylie Minogue en 1987. Adaptée en français l’année de sa sortie, la chanson a été reprise par Danny Boy et Ses Pénitents et par Sylvie Vartan.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

John Douglas – Rock’n’Roll Legacy

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© John Douglas – Joe Perry

 

Sa contribution au monde du rock est tout simplement légendaire. Le parcours atypique de John Douglas débute alors qu’il est au lycée. À la fois artiste et batteur dans un groupe local, il commence à peindre les peaux de ses grosses caisses. D’autres musiciens remarquent son travail et font appel à lui. Les créations artistiques de John n’échappent pas à la communauté rock. Une trentaine d’années plus tard, il a peint, personnalisé et modifié batteries et guitares pour certains des plus grands groupes du monde, notamment Pantera, Slash, Lynyrd Skynyrd, Kid Rock, Van Halen, Bon Jovi, ZZ Top et Aerosmith, groupe avec lequel l’artiste a entretenu une relation particulière. Tout a commencé par une rencontre au début des années 90 qui le conduit à peindre la guitare Billie de Joe Perry. Peu après, il customise les fûts de Joey Kramer, puis devient son technicien personnel. En 2019, lorsque Joey se blesse il le remplace au pied levé pour assurer la tournée américaine du groupe.
Au cours de sa carrière et de ses nombreux déplacements John Douglas a peint des œuvres saisissantes représentant des icones du rock comme Billy Gibbons, Eddie Van Halen, Stevie Nicks, Dave Grohl, Bono, les Rolling Stones et beaucoup d’autres visibles ici: John Douglas Fine Art.  

Randy Rhodes – Polka Dot Flying V

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© Photo: Ross Halfin – Book Cover « Randy Rhoads by Ross Halfin »

Alors qu’il écume les clubs de Los Angeles avec son groupe Quiet Riot, Randy Rhoads fait la connaissance de George Lynch et est conquis par le son et le look de la Flying V du guitariste de Dokken customisée par Karl Sandoval. Randy prend rendez-vous et demande au luthier en question de lui confectionner une guitare à partir d’un corps de Gibson Flying V et d’un manche Danelectro. Il souhaite un son similaire à celui de sa Gibson Les Paul Custom de 1972, mais avec un vibrato de type Fender, des micros DiMarzio et des mécaniques Schaller. Question look, ses idées sont biens arrêtées: caisse noire à pois blanc, tête de manche en forme de harpon et surtout, aucune marque ni logo où que ce soit. La Polka Dot Flying V voit le jour le 22 septembre 1979.
Peu après, Randy Rhoads quitte Quiet Riot pour rejoindre le nouveau groupe d’Ozzy Osbourne récemment viré de Black Sabbath. Lors de l’enregistrement de l’album Blizzard of Ozz et de la tournée du même nom, les deux guitares principales de Rhoads étaient la Les Paul et la Sandoval Flying V à pois.

 

Le lundi c’est permis – Bouche

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© Photo: Sugar808-Flickr

 


[Frédéric Dard]: ″ Elle avait une bouche tellement sensuelle que les tubes de rouge à lèvres sortaient spontanément de leurs étuis – Her mouth was so sensual that lipstick tubes spontaneously popped out of their cases