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Urgent | Président Felix Tshisekedi consulte le Président Denis Sassou-Nguesso sur la guerre à l’Est
janvier 25, 2026Étiquettes : Congo, Denis Sassou N'Guesso, Félix-Antoine Tshisekedi, Oyo, RDC, Visite
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Ousmane Sonko attendu au Maroc, alors que les tensions perdurent entre les supporters des deux pays après la CAN
janvier 25, 2026Une semaine après les incidents de la finale de la CAN remportée par le Sénégal face au Maroc, le Premier ministre sénégalais effectue une visite officielle à Rabat, à partir du 26 janvier.

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko sera en visite officielle à Rabat à partir de lundi 26 janvier. Ce déplacement intervient moins de dix jours après les incidents de la finale de la CAN, remportée le 18 janvier par le Sénégal face au Maroc.
La visite d’Ousmane Sonko s’inscrit dans le cadre de la « grande commission mixte » entre les deux États prévue les 26 et 27 janvier, a indiqué samedi une source au ministère sénégalais des Affaires étrangères. Un forum économique maroco-sénégalais est prévu à cette occasion, selon l’agence marocaine MAP.
Des liens très forts
Dakar et Rabat entretiennent des relations d’amitié et de coopération de longue date dans plusieurs secteurs, notamment le tourisme, l’énergie, la formation, les infrastructures et les transports. Les deux pays partagent des liens religieux très forts. Le Sénégal constitue aussi la première nationalité représentée parmi les étrangers résidant au royaume, avec 18,4 %, selon le Haut-commissariat au plan (HCP).
Cette réunion Sénégal-Maroc est prévue alors que des supporters des deux pays s’écharpent sur les réseaux sociaux sur les incidents lors de la finale de la CAN, remportée 1-0 après prolongation par le Sénégal. Dix-huit supporters sénégalais sont en détention provisoire au Maroc, poursuivis pour des actes de « hooliganisme » lors de cette finale. Leur procès a été reporté au 29 janvier après son ouverture jeudi devant un tribunal de Rabat.
Mohammed VI et Ousmane Sonko tentent de calmer les esprits
Le roi Mohammed VI a déploré jeudi les « fâcheux incidents et de très déplorables agissements » lors de la finale. Mais « une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus », poursuit-il dans ce communiqué du cabinet royal. Sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Sonko a voulu « dépassionner cet épisode qui, en aucun cas, ne peut aller au-delà du simple cadre sportif ».
Un pénalty sifflé en faveur du pays hôte à la fin du temps réglementaire après consultation de l’arbitrage vidéo, juste après un but refusé au Sénégal, a entraîné le départ du terrain d’une partie des joueurs sénégalais. Ils sont finalement revenus à la demande de leur joueur star, Sadio Mané.
De nombreux supporters sénégalais ont alors tenté d’envahir la pelouse pendant près de 15 minutes, avant d’être difficilement maîtrisés par les forces de l’ordre et les stadiers. Plusieurs d’entre eux ont également lancé divers projectiles vers la pelouse.
Par jeune Afrique (Avec AFP)
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Nouveau gouvernement en Côte d’Ivoire : on prend (presque) les mêmes et on recommence
janvier 24, 2026Reconduit à la tête du gouvernement ivoirien, Robert Beugré Mambé a nommé le 23 janvier une équipe très similaire à la précédente. Seul changement majeur : Téné Birahima Ouattara est propulsé au poste de vice-Premier ministre.

La semaine aura été placée sous le signe de l’attente en Côte d’Ivoire. Après la reconduction à la primature de Robert Beugré Mambé le 21 janvier, il ne restait plus à Alassane Ouattara qu’à nommer un gouvernement pour que la vie politique puisse (enfin) reprendre son cours, après une présidentielle et des législatives menées au pas de course. Deux jours plus tard, c’est désormais chose faite.
Photocopie et Kaba promus, Adjoumani sur le départ
Le changement majeur réside dans la création d’un nouveau poste, celui de vice-Premier ministre, et c’est le frère cadet du président, Téné Birahima Ouattara, qui a été choisi pour seconder le chef du gouvernement. « Photocopie », dont la première élection à la députation, dans la commune très stratégique d’Abobo, laissait entrevoir une montée en grade, conserve également le portefeuille de la Défense, dont il tient les rênes depuis 2021.
Autre changement remarqué : la sortie du gouvernement de Kobenan Kouassi Adjoumani, qui était jusque là ministre d’État à l’Agriculture et au Développement rural. Lui qui était de tous les gouvernements depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011 est remplacé par Bruno Nabagné Koné, précédemment à la Construction, au Logement et à l’Urbanisme. Mais ce dernier n’est toutefois pas ministre d’État, au contraire de son prédécesseur. Proche du chef de l’État, Anne Désirée Ouloto conserve ce rang, ainsi que la Fonction publique et la Modernisation de l’administration. Quant à Nialé Kaba, jusqu’à présent à l’Économie, au Plan et au Développement, elle se voit confier les Affaires étrangères et la Coopération internationale.
Mamadou Touré est maintenu à la Promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du service civique. Il demeure également porte-parole adjoint du gouvernement. Une fonction qu’il partage avec Amadou Coulibaly, par ailleurs ministre de la Communication. Le général Vagondo Diomandé reste à l’Intérieur, Françoise Remarck reste à la Culture et à la Francophonie et Jean Sansan Kambile à la Justice.
Continuité
Un Conseil des ministres a dans la foulée été annoncé pour ce samedi 24 janvier, à 11 h 00. « La feuille de route est claire : continuer l’accélération des chantiers structurants, consolider les acquis et améliorer durablement le quotidien des populations », avait déclaré Robert Beugré Mambé, le jour de sa reconduction.
L’annonce de la composition du gouvernement, source de toutes les rumeurs ces derniers jours, permet de se rendre à l’évidence : en conservant le même Premier ministre et la majorité de ses ministres à des postes inchangés, Alassane Ouattara choisit de placer le début de son quatrième mandat sous le signe de la continuité. La transmission générationnelle plusieurs fois promise et espérée par certains au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) va devoir attendre. Les plus ambitieux sont priés de continuer à apprendre, et de patienter.
Ce nouveau gouvernement sonne le début de la rentrée politique. Tandis que le nouvel exécutif, fort de son écrasante majorité à l’Assemblée nationale (désormais présidée par Patrick Achi), se recompose, les principaux partis d’opposition s’activent eux aussi. Laurent Gbagbo, qui a prôné l’abstention lors des législatives de décembre 2025, a convoqué les cadres du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) pour préparer les futures échéances politiques.
Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Tidjane Thiam, a lui appelé ses militants à proposer des réformes pour le parti et nommé l’avocat Jean-Chrysostome Blessy à la tête de son groupe parlementaire. Quant à Simone Ehivet Gbagbo, candidate malheureuse à l’élection présidentielle, elle a reçu à son domicile, le 20 janvier, son allié lors de la campagne, Charles Blé Goudé. Ce dernier doit s’exprimer publiquement le 28 janvier prochain.
La composition complète du nouveau gouvernement ivoirien :
- Premier ministre : Robert Beugré Mambé
- Vice-Premier ministre, Ministre de la Défense : Téné Birahima Ouattara
- Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration : Anne Désiré Ouloto
- Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : Nialé Kaba
- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Jean Sansan Kambile
- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : Général Vagondo Diomandé
- Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget : Adama Coulibaly
- Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie : Mamadou Sangafowa Coulibaly
- Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières : Bruno Nabagné Koné
- Ministre des Transports et des Affaires maritimes : Amadou Koné
- Ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité : Amédée Koffi Kouakou
- Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du service civique, porte-parole adjoint du gouvernement : Mamadou Touré
- Ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle : Pierre N’Gou Dimba
- Ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie : Moussa Sanogo
- Ministre des Ressources animales et halieutiques : Sidi Tiemoko Touré
- Ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques : Mariatou Koné
- Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : Amadou Coulibaly
- Ministre des Eaux et Forêts : Jacques Asaoré Konan
- Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat : Ibrahim Khalil Konaté
- Ministre du Tourisme et des Loisirs : Siandou Fofana
- Ministre du Plan et du Développement : Souleymane Diarrassouba
- Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Adama Diawara
- Ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle : Adama Kamara
- Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique : Nguessan Koffi
- Ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier : Yakouba Hien Sié
- Ministre de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté : Logbo Myss Belmonde Dogo
- Ministre de la Transition numérique et de l’innovation technologique : Djibril Ouattara
- Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant : Nassénéba Touré
- Ministre de la Culture et de la Francophonie : Françoise Remarck
- Ministre des Sports : Adjé Silas Metch
- Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique : Abou Bamba
- Ministre délégué auprès du ministre des Transports et des Affaires maritimes, chargé des Affaires maritimes : Célestin Serey Doh
- Ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : Adama Dosso
- Ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Chargé de l’Enseignement technique : Jean-Louis Moulot
- Ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières : Bernard Kini Comoé
Avec jeune Afrique par Jeanne Le Bihan (à Abidjan)
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Niger : le correspondant de la Deutsche Welle incarcéré à Niamey
janvier 24, 2026L’arrestation du journaliste Gazali Abdou pourrait faire suite à son reportage sur les conditions de vie très difficiles de centaines de réfugiés nigérians à Niamey.

Le correspondant de la radio allemande Deutsche Welle au Niger, Gazali Abdou, a été incarcéré vendredi à Niamey, a appris l’AFP, une information confirmée par le porte-parole de la radio. Si la Deutsche Welle n’a pas donné de détails sur les motifs de l’incarcération de Gazali Abdou, elle ferait suite, selon des témoignages de ses proches sur les réseaux sociaux, « à la réalisation d’un reportage consacré aux conditions de vie des réfugiés nigérians résidant actuellement à Niamey ».
Ce reportage, réalisé en langue haoussa et publié le 15 janvier sur le site de la Deutsche Welle, montre des dizaines « de migrants et réfugiés nigérians » majoritairement des femmes et des enfants réfugiés dans des cimetières ou des bâtiments en friche de la capitale, assis à même le sol sous un soleil de plomb. « Le site où nous dormons a été incendié et nous avons tout perdu, y compris des vivres que la Croix-Rouge nous a offerts », se désole une jeune réfugiée interviewée.
Répression des médias
Le mardi suivant, le ministre des Affaires étrangères nigérien avait reçu une délégation de l’ambassade du Nigeria, alors que les relations entre Abuja et Niamey connaissent des turbulences. Ils ont évoqué « la situation d’environ 1 300 réfugiés nigérians installés à Niamey », reconnaissant leur « situation particulièrement douloureuse », selon un communiqué du ministère.
L’incarcération de Gazali Abdou intervient au lendemain de la remise en liberté provisoire d’Ali Soumana, patron de l’hebdomadaire Le Courrier. Celui-ci avait passé plus de quatre mois en détention préventive suite à une plainte du Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine, cité dans un article publié par l’hebdomadaire sur une affaire de « fraude de cigarettes » portant sur « plusieurs milliards de francs CFA » et impliquant plusieurs autres personnalités.
La répression de toutes voix discordantes et de la presse par le régime militaire au pouvoir depuis deux ans est régulièrement dénoncée par des ONG internationales. En septembre, la justice nigérienne avait ainsi condamné à 30 mois de prison ferme Hassane Zada, journaliste et figure de la société civile, pour « propos injurieux » à l’encontre du chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani.
Par Jeune Afrique (Avec AFP)
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États-Unis: « Si je n’entre pas au Canada, je vais mourir »
janvier 23, 2026Face aux interventions de la police américaine de l’immigration, de nombreux migrants au statut menacé se dirigent désormais vers le Canada. Et des passeurs profitent de ce climat de peur mis en place par l’administration Trump.
ÉTATS-UNIS – Dans les haut-parleurs, la voix de Kristi Noem résonne. « Si vous travaillez ici illégalement, vous serez le prochain », clame la responsable du département américain de la Sécurité intérieure.
Entre deux tubes musicaux, cette publicité d’une trentaine de secondes passe en boucle sur les chaînes de radio du pays de l’Oncle Sam. On va vous trouver et on va vous expulser
, promet d’un ton grave le bras droit de Donald Trump dans un message qu’on peut régulièrement entendre de San Diego à Miami.
Depuis des mois, ce type d’annonces pullulent dans les médias américains. Partez maintenant
, lance également Kristi Noem à la télévision, à destination des migrants au statut irrégulier, entourée d’images mêlant des arrestations de l’ICE, la police de l’immigration, avec des criminels menottés, mis dans un avion.
Si vous refusez, vous serez arrêtés et détenus
, ajoute la narratrice dans cette campagne de communication diffusée aussi sur les réseaux sociaux ou durant les pauses publicitaires des plateformes numériques comme Netflix. On y propose même un vol gratuit
et un chèque de 1000 $ US pour ceux qui acceptent de se livrer aux autorités.
Soinise fait partie des centaines de milliers de ressortissants haïtiens qui devraient prochainement perdre leur statut d’immigration. Photo : Radio-Canada / Romain Schué
Des centaines de milliers de personnes menacées
Je suis terrorisée
, lâche au téléphone, la voix tremblante, Maude, une ressortissante haïtienne de 38 ans qui vit dans l’État de Georgie, au sud de Washington.
Maude est un nom fictif. Pour éviter d’être pourchassée par l’ICE, elle préfère utiliser un nom d’emprunt. Dès que je mets un pied dehors, je ne peux plus respirer. Je n’amène même plus ma fille à l’école
, glisse, en pleurs, cette mère d’une jeune fille de 7 ans.
Je ne veux pas être la prochaine
, soupire-t-elle, en faisant référence à la mort d’une citoyenne américaine, à Minneapolis, tuée par balle par un agent de l’ICE.
Je ne sors plus, même pas pour jeter les poubelles ou faire les courses. Je me cache. On vit dans la privation, dans la peur. Une citation de Maude, une ressortissante haïtienne en Georgie
Quelques centaines de kilomètres plus au sud, Soinise a les larmes aux yeux. Tout le monde a peur. Tout le monde. On est obligés de rester à la maison. On n’a pas le choix
, insiste cette couturière haïtienne, rencontrée dans la cour de son petit studio du quartier de la Petite Haïti, au nord de Miami.
Quand je vois une voiture de l’ICE, je pense qu’elle va venir me prendre. Il y a même des voisins qui prennent le téléphone pour appeler les agents de l’ICE, pour dire de venir prendre les Haïtiens qui posent des problèmes dans le quartier
, déplore la quinquagénaire, qui a débarqué en Floride en 2020 avec un statut de protection temporaire (TPS).
Il n’y a plus de vie ici pour nous, les Haïtiens. Une citation de Soinise, une ressortissante haïtienne en Floride
Ce statut, accordé aux ressortissants de certains pays dont la sécurité est compromise dans leur pays d’origine, arrive à échéance le 3 février. Entre 350 000 et 500 000 Haïtiens sont concernés, selon différents chiffres diffusés par l’administration américaine.
Des centaines de milliers d’autres personnes de différentes nationalités (nouvelle fenêtre), parfois au pays depuis de longues années, ont également vu leur résidence temporaire être jetée aux vidanges ou menacée par Donald Trump.
Je connais des personnes qui sont allées au marché, et puis l’ICE est venu. On a pris ces gens, on les a mis dans une prison et dans un avion. C’est la vérité, c’est réel. Ça se passe vraiment
, confie Soinise, les yeux embués par la tristesse.
Les commerces de la Petite Haïti, quartier emblématique de Miami, restent régulièrement fermés, en raison de la situation actuelle. Photo : Radio-Canada / Romain Schué
Un cimetière abandonné
Non loin de là, un commerçant de la Petite Haïti soupire. Ici, c’est un cimetière abandonné. Abandonné
, répète le vieil homme, le visage défait, avachi sur son comptoir.
Mais ne donne pas mon nom, je ne veux pas de problème. Ce n’est pas une plaisanterie. C’est grave ce qu’il se passe avec ce king
, précise-t-il aussitôt en murmurant, afin d’éviter d’être entendu par les rares clients de son magasin.
Dans ce quartier connu pourtant pour ses rues vibrantes, de nombreuses boutiques ont baissé leur rideau de fer. Même en plein dimanche, là où, habituellement, des centaines de fidèles sortent des nombreuses églises du secteur et se réunissent dans les restaurants du coin. Seuls les klaxons lointains de circulation et quelques coqs solitaires, courant dans les jardins voisins, brisent ce troublant silence.
Jamais on n’avait éprouvé tant de craintes, tant de peur. Une citation de Walder Jules, pasteur à Miami
Les gens choisissent de se mettre à l’abri, reconnaît le pasteur Walder Jules, l’une des figures religieuses de la Petite Haïti. Ça ne vaut pas la peine de prendre le risque d’aller dans les rues.
La veille, chez mon coiffeur
, précise-t-il, il a eu vent d’une descente imminente de l’ICE. Ce n’est pas une surprise, c’était annoncé
, souligne le pasteur, tout en préparant son sermon pour la messe qui débute quelques minutes plus tard.
Parfois, je me demande si ça va arriver dans l’église. Mais j’ai des doutes. Ce serait mal vu. Violer le sanctuaire ici, ce serait une violation très, très grave
, estime-t-il.
Le pasteur Walder Jules est perplexe, les décisions de Donald Trump ont un fort impact sur sa communauté. Photo : Radio-Canada / Romain Schué
Des églises comme seul recours
Le pasteur Jules ne s’en cache pas : il aide volontairement tous ceux qui souhaitent rejoindre le Canada. Son église, confesse-t-il, peut financer des billets d’autobus pour se rendre, par exemple, à la frontière.
On ne peut pas nous empêcher d’aider quelqu’un économiquement, c’est la mission de l’église, se défend l’homme d’Église. Au Canada, il n’y a pas la police après vous à longueur de journée. C’est pour ça que ces gens essaient d’avoir un petit peu plus de liberté pour vivre.
Au téléphone, Maude prend un temps de respiration. Elle hésite, réfléchit, cherche ses mots. Retourner chez moi, c’est un suicide
, soutient-elle, en parlant de son pays natal. C’est comme si je me rendais à la mort. Là où mes parents habitent, la zone est occupée par les bandits.
Aide-soignante et diplômée dans le domaine juridique, la mère de famille vit désormais dans la clandestinité, l’angoisse et l’incertitude. Mais chaque jour passé en Georgie la rapproche d’une rafle de la police de l’immigration, craint la trentenaire haïtienne.

Depuis la mort d’une citoyenne américaine à Minneapolis, des manifestations ont eu lieu dans différentes villes américaines pour dénoncer les actions de l’ICE. Photo : Radio-Canada / Azeb Wolde-Giorghis
J’ai pris ma décision
, révèle Maude avec aplomb. Dans les prochains jours, elle prendra la direction du nord avec l’aide d’un passeur. Elle attend encore les instructions finales.
Bien sûr que je suis terrorisée, mais je n’ai pas d’autres options. Je ne veux pas être arrêtée par l’ICE
, glisse-t-elle, submergée par l’émotion.
Maude jure avoir conscience des risques de traverser la frontière, la nuit, dans un froid glacial. Ces dernières semaines, une vingtaine de personnes ont été retrouvées frigorifiées par les autorités canadiennes au sud du Québec. Certaines ont dû être transportées dans des hôpitaux pour traiter des signes d’hypothermie et des engelures.
Les gens qui traversent illégalement la frontière sont souvent mal équipés et mal vêtus pour le climat. Une citation de Erique Gasse, porte-parole de la GRC
Cette traversée est extrêmement périlleuse
, rappelle la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Le territoire est très difficile d’accès à certains endroits
, explique un porte-parole de l’organisation fédérale.
Qu’importe, résume Maude. Je vais prendre le risque le moins élevé pour ma fille et moi. Je dois me battre pour elle. Mais j’ai ce sentiment de culpabilité, car je vais exposer mon enfant à quelque chose qu’elle n’a pas à vivre. Je prie jour et nuit pour que ça se passe bien
, avoue-t-elle avec fébrilité.
Dans la nuit du 2 au 3 août 2025, les agents de la GRC ont découvert un camion avec 44 migrants venant de traverser clandestinement la frontière, au sud du Québec. Photo : Photo fournie par la Gendarmerie royale du Canada
Une cachette pour 14 jours, promet un passeur
Comment a-t-elle trouvé son passeur? Quel sera le trajet? Lors de cette discussion téléphonique qui a lieu à la mi-janvier, Maude reste discrète. En réalité, elle ignore le parcours qu’elle devra emprunter.
Contrairement aux groupes indiens ou mexicains, souvent liés à des cartels, et qui publient fréquemment leurs offres sur les réseaux sociaux, les réseaux de passeurs liés à la communauté haïtienne fonctionnent essentiellement par le bouche-à-oreille.
Plusieurs groupes criminels s’engouffrent aussi dans cette brèche d’opportunités commerciales, profitant d’une demande de plus en plus élevée. Une recrudescence des passages irréguliers vers le Nord
est en ce moment constatée, confirme la GRC.
L’été passé, un réseau de passeurs originaires de la Turquie, ayant des ramifications à Montréal et aux États-Unis, a mené plusieurs traversées illégales vers le Québec avec, essentiellement, des migrants haïtiens. Au mois d’août, les forces de l’ordre ont même intercepté, à quelques encablures de la frontière, un camion de déménagement avec 44 personnes entassées se dirigeant vers Montréal.
Selon nos informations, ces passeurs turcs opéraient depuis la métropole et la plupart d’entre eux sont arrivés au pays comme demandeurs d’asile. À ce jour, six d’entre eux ont été arrêtés (nouvelle fenêtre), mais l’enquête est toujours en cours et d’autres complices sont dans la mire des agents canadiens.
Malgré le froid et la neige, des passeurs promettent des traversées clandestines sécuritaires. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Peux-tu venir à Minneapolis le 6 décembre?
C’est la première réponse d’un passeur d’origine somalienne qu’on a contacté en se faisant passer pour un père de famille haïtien, installé dans le Queens, à New York.
Par le biais d’une messagerie privée, ce passeur, dont les coordonnées nous ont été transmises par une source de confiance, nous parle d’une vague marche de 1 h 25
avec 5 ou 6 personnes
dans les bois du nord du Minnesota, un État frontalier avec le Manitoba. Sans plus de précisions.
Un chauffeur viendra vous chercher de l’autre côté [au Canada]
, assure-t-il, par message, en promettant un trajet sécuritaire
, malgré l’hiver. Le prix? 1500 [dollars américains] par personne
, répond-il simplement. Une somme standard pour ce type de passages clandestins, selon nos constatations.
Notre interlocuteur, visiblement bien au fait des lois canadiennes, propose même de nous cacher durant 14 jours, dans l’un de leurs refuges
à Winnipeg. Une durée qui n’est pas précisée par hasard.
Depuis une mise à jour des règles frontalières en 2023, la plupart des migrants arrivant des États-Unis sont renvoyés et ne peuvent déposer une demande d’asile. Seules quelques exceptions subsistent pour ceux qui ont de la famille proche au Canada ou qui sont capables de prouver leur présence au pays depuis deux semaines.
Avec ces passeurs, je joue ma dernière carte
, reprend Maude.
Vivre sans espoir, c’est ne plus vivre, poursuit-elle. Ce qu’il se passe là où je suis, c’est quelque chose d’inhumain. Si je n’entre pas au Canada, je vais mourir. Il faut tenter le tout pour le tout.
Avec Radio-Canada par Romain Schué
Étiquettes : États-Unis, CANADA, Haïtiens, ICE
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Mohammed VI : « Le Maroc est et restera un grand pays africain »
janvier 23, 2026Quelques jours après la finale de la CAN perdue face au Sénégal, le roi du Maroc a publié un communiqué saluant l’organisation de la compétition et estimant que « cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine » et que c’est avant tout la fraternité entre les pays du continent qui doit prévaloir.

Le roi, Mohammed VI, s’est dit jeudi 22 janvier confiant dans le fait que « la fraternité interafricaine » l’emporterait après les « fâcheux incidents » qui ont entaché la finale de la CAN ayant opposé le Maroc au Sénégal le 18 janvier, à Rabat.
« Rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains, ni la coopération fructueuse construite avec les différents pays du continent », a indiqué le monarque dans un communiqué du cabinet royal relayé par l’agence officielle MAP. Mohammed VI a déploré les incidents qui ont marqué la fin du match, mais estimé qu’ils ne sauraient entacher ce qu’il qualifie de « succès historique, reconnu et salué de par le monde ».
La rencontre du 18 janvier a été remportée 1-0 après prolongation par le Sénégal. Un penalty sifflé en faveur du pays hôte à la fin du temps réglementaire après consultation de l’arbitrage vidéo, juste après un but refusé au Sénégal, a entraîné le départ du terrain d’une partie des joueurs sénégalais, revenus finalement à la demande de leur star Sadio Mané.
« La fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus »
De nombreux supporters sénégalais ont, pendant ce temps, tenté d’envahir la pelouse pendant près de quinze minutes, avant d’être difficilement maîtrisés par les forces de l’ordre et les stadiers. Plusieurs d’entre eux ont également lancé des projectiles vers la pelouse, dont au moins une chaise.
« Si cette grande fête footballistique continentale accueillie par le royaume semble avoir été tristement entachée par l’épisode malheureux des dernières minutes du match de la finale […] au cours desquelles de fâcheux incidents et de très déplorables agissements se sont produits, a également déclaré le roi, il n’en demeure pas moins qu’une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine. Le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotion sportive, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football. »« Le peuple marocain sait faire la part des choses et il ne se laissera pas entraîner dans la rancœur et la discorde », a enfin assuré le roi.
Par Jeune Afrique (Avec AFP)
Étiquettes : CAN 2025, Maroc, Roi Mohammed VI
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« Soigner l’Afrique, c’est soigner le monde », par João Lourenço
janvier 23, 2026Inspiré par l’exemple de son pays, João Lourenço, président de l’Angola et président en exercice de l’Union africaine, tente d’impulser des politiques sanitaires volontaristes alors qu’il est le président en exercice de l’Union africaine mais aussi, du Comité des chefs d’État de l’Africa CDC.

Le monde connaît un repli structurel marqué par la baisse et l’imprévisibilité de l’aide internationale. En Afrique subsaharienne, les ménages qui sont déjà très pauvres supportent 40 à 60 % des dépenses de santé, bien au-delà des budgets publics, aggravant ainsi la pauvreté, et cela est couplé à une forte dépendance à l’aide extérieure.
En 2025, Africa CDC a recensé 213 épidémies dans 44 pays, révélant combien l’accès aux financements et aux produits de santé reste un défi permanent chaque fois qu’il y a une épidémie.
En tant que Président du Comité des Chefs d’État et de Gouvernement d’Africa CDC, j’ai été témoin du leadership décisif de cette institution face à des crises comme Mpox, Marburg ou le choléra, en étroite coordination avec l’OMS et autres partenaires. Les dirigeants africains en sont conscients : notre Africa CDC est précieuse, et la sécurité et la souveraineté sanitaires sont des investissements stratégiques qui ne peuvent dépendre de financements erratiques ni de contraintes géopolitiques hors du contrôle de l’Afrique.
La santé n’est plus un secteur social périphérique, elle est désormais une question de sécurité nationale, de stabilité économique et de crédibilité de l’État.
Un monde qui se replie, des risques qui s’accumulent
La souveraineté sanitaire africaine n’est pas une rupture avec la solidarité internationale ; elle en est la condition sine qua non. Dans un monde interdépendant où les épidémies circulent rapidement, investir dans la préparation et la réponse aux urgences sanitaires n’est pas un acte de charité, mais un impératif stratégique pour la sécurité collective mondiale. C’est sur cette base que l’Afrique a choisi de passer de l’ambition à l’action.
Grâce au travail remarquable d’Africa CDC depuis 2023, le continent est entré dans une nouvelle phase. La vision de la Sécurité et de la souveraineté sanitaire africaine (Africa Health Security and Sovereignity – AHSS) n’est pas un slogan, mais l’expression d’une prise de conscience stratégique.
Entre 2022 et 2025, les avancées ont été tangibles : renforcement de la coordination nationale et continentale, lancement de la fabrication locale de produits de santé, amélioration de la surveillance nationale et transfrontalière, extension des centres d’opérations d’urgence et des réseaux de laboratoires, renforcement des ressources humaines, opérationnalisation du Fonds africain des épidémies (AfEF) et mise en place d’un cadre numérique garantissant que les données africaines servent d’abord des décisions africaines.
Au quotidien, j’ai constaté que toutes ces mesures ont contribué à une baisse nette du nombre d’épidémies en 2025 par rapport aux années précédentes. Nous en sommes fiers et la trajectoire semble être encore bonne en 2026.
L’exemple angolais : investir pour protéger
L’Angola s’inscrit pleinement dans la dynamique imprimée par Africa CDC. Le pays a investi des centaines de millions de dollars pour étendre son réseau national à 87 laboratoires, créer une unité de surveillance génomique, inaugurer un Centre national des opérations d’urgence, renforcer les capacités du personnel et établir un réseau de structures des soins. Ces investissements renforcent une prise de décision fondée sur les données et améliorent significativement la rapidité d’intervention face aux crises sanitaires.
Pour être efficace, la réponse aux urgences sanitaires exige un financement rapide, prévisible et souverain. Grâce au Fonds africain des épidémies (AfEF), Africa CDC a réduit les délais de mobilisation financière de plusieurs mois à sept jours seulement. Dans cet esprit, l’Angola développe des mécanismes innovants de financement domestique pour renforcer sa résilience sanitaire et a apporté une contribution volontaire de 5 millions de dollars à AfEF. Cet effort va continuer et nous invitons d’autres pays et partenaires à nous rejoindre pour assurer le plein fonctionnement d’Africa CDC et d’AfEF.
La fabrication locale des produits de santé est un pilier central de la souveraineté sanitaire. Le leadership d’Africa CDC, notamment à travers la mise en place du Mécanisme africain d’achats groupés, adossé à une régulation continentale sous l’Agence Africaine de Médecine, constitue un succès majeur à saluer. Cette approche accélère la production locale tout en réduisant les coûts. L’Angola est pleinement engagé dans cet agenda et a lancé la production de moustiquaires imprégnées destinées aux pays d’Afrique centrale et australe.
Ce que l’Afrique demande au monde en 2026
En 2026, trois priorités s’imposent clairement : les gouvernements africains doivent accroître durablement les budgets consacrés à la santé ; les partenaires internationaux doivent s’aligner sur les priorités définies par les plans nationaux et continentaux ; l’architecture mondiale de la santé doit évoluer vers une véritable co-gouvernance, reconnaissant l’Afrique — à travers Africa CDC — comme un partenaire stratégique à part entière.
La sécurité sanitaire n’est pas un enjeu africain : c’est un bien public mondial. L’Afrique est prête à exercer son leadership. La seule question est de savoir si le monde est prêt à reconnaître que la souveraineté sanitaire africaine constitue l’une des conditions essentielles de la sécurité collective mondiale.
Avec Jeune Afrique par João Lourenço
Étiquettes : Afrique, Angola, João Lourenço, Monde, UA
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Canada: Détourner les fonds de ses clients décédés: un planificateur financier de Montréal écope d’une amende salée
janvier 23, 2026
Un planificateur financier de Montréal a écopé d’une amende de 100 000 $ pour avoir détourné plus de 200 000$ de trois clients, dont deux étaient décédés.
L’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), qui supervise les courtiers en placements et en fonds communs de placement, a constaté qu’Omer Naek, 34 ans, a effectué des virements non autorisés et détourné environ 204 000 dollars canadiens et 15 000 dollars américains appartenant à ses clients.
Les infractions ont été commises entre mai 2020 et août 2021, alors que M. Naek était inscrit auprès de TD Waterhouse Canada à Dollard-des-Ormeaux, en banlieue de Montréal, et que ses clients étaient soit des personnes âgées vulnérables, soit des personnes récemment décédées.
En plus de l’amende, l’OCRI a interdit à M. Naek d’exercer des activités liées aux valeurs mobilières et lui a ordonné de verser une restitution de 59 151 dollars et 5000 dollars de frais.
Le 2 janvier 2025, Naek a fait l’objet d’un article dans le magazine My Business, dans lequel il a déclaré : «Vous pouvez trouver n’importe quel courtier pour gérer vos investissements, mais il devrait vraiment s’agir d’une personne en qui vous avez confiance et avec laquelle vous entretenez de bonnes relations, car si vous avez de bonnes relations avec quelqu’un, vous vous sentirez en confiance pour lui confier votre argent et lui faire entièrement confiance.»
Selon une décision rendue par l’OCRI le 19 décembre 2025, Naek a ouvert un compte bancaire le 29 mai 2020 au nom de son client, identifié comme TDT, qui venait de décéder deux mois plus tôt. Au cours des semaines suivantes, il a effectué trois virements de fonds du compte bancaire de TDT vers le compte frauduleux, «après avoir transféré ces fonds sur le compte de TDT auprès du courtier où le défendeur était enregistré», détournant ainsi 60 000 dollars canadiens.
Le 29 juin 2020, il a retiré 5000 dollars canadiens du compte frauduleux et 5000 dollars américains du compte bancaire américain de TDT. Le mois suivant, il a obtenu une traite bancaire de 20 000 dollars canadiens sur le compte frauduleux, «payable à un entrepreneur en bâtiment auprès duquel le défendeur et son épouse achetaient leur nouvelle maison».
Dans une autre affaire, un autre client âgé de plus de 90 ans, identifié sous le nom de GV, a remis à Naek deux chèques en blanc signés afin de transférer des fonds de son compte personnel et d’un compte joint vers des comptes détenus auprès de la TD Bank.
«Au lieu d’effectuer ces virements, [Naek] a utilisé ces deux chèques pour verser un total de 55 000 dollars canadiens à l’entrepreneur susmentionné vers le 25 août 2020», indique-t-on dans la décision.
GV est décédé le mois suivant.
Entre le 28 août 2020 et le 30 août 2021, Naek a effectué des virements non autorisés sur les comptes appartenant à GV et à son épouse, JL, pour un montant total de 125 000 dollars canadiens et 10 000 dollars américains, «et a finalement détourné ces fonds à son propre profit par des manœuvres frauduleuses, notamment en ouvrant des comptes bancaires non autorisés au nom de JL et en effectuant des paiements à des tiers auxquels il était redevable».
Le personnel chargé de l’application de la loi de l’OCRI et Naek s’étaient mis d’accord sur une sanction conjointe.
Dans sa décision, l’organisme a déclaré que «le détournement de fonds n’est pas une simple infraction contractuelle ou civile, mais une violation intrinsèque des obligations fondamentales découlant de la relation de confiance. Un tel détournement doit être considéré comme un indicateur d’une inaptitude morale permanente».
Naek n’est plus employé ni enregistré auprès d’un membre de l’OCRI depuis novembre 2021.
Noovo.info par Joe Lofaro avec CTV News Montreal Digital Reporter
Étiquettes : CANADA, Clients décédés, détournements de fonds, Infractions, Montréal, OCRI, Omer Naek, Québec, Virements
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Iran : Trump affirme qu’une « armada » navale est en route pour le golfe Persique
janvier 23, 2026
Un navire américain dans le golfe Persique lors de manœuvres en 2023. (Photo d’archives) Photo : afp via getty images / MAZEN MAHDI
Donald Trump a affirmé jeudi qu’une « armada » navale américaine est en route pour le golfe Persique, maintenant ainsi la pression sur Téhéran alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée.
Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.
Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où
, a-t-il toutefois déclaré jeudi à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, qui le ramène du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.
Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près
, a ajouté Donald Trump.
Le chef des Gardiens de la révolution islamique a averti jeudi Washington que ses forces avaient le doigt sur la gâchette
après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran.
M. Trump n’a toutefois pas fermé la porte au dialogue.
L’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons
, a-t-il déclaré jeudi à Davos.
Mais le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a mis de l’huile sur le feu jeudi.
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et notre cher Iran ont le doigt sur la gâchette, plus préparés que jamais, prêts à exécuter les ordres et mesures du guide suprême, un leader qui leur est plus cher que leur propre vie
, a prévenu M. Pakpour, en faisant référence à l’ayatollah Ali Khamenei.
Mohammad Pakpour avait été nommé en juin dernier par M. Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes.
Ses propos ont été lus à la télévision d’État à l’occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême et force armée extrêmement organisée, accusée par les organisations de droits de la personne d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran.
Cibles légitimes
Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a de son côté averti qu’en cas d’attaque américaine, tous les intérêts, bases et centres d’influence américains
seraient des cibles légitimes
pour les forces armées iraniennes.
L’Iran et les États-Unis, ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, ne cessent d’échanger des menaces.
Donald Trump avait ainsi haussé le ton mardi à l’égard des dirigeants iraniens, menaçant de les « rayer de la surface de la Terre » si quoi que ce soit
lui arrivait. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l’avait menacé de mort si Washington s’en prenait à la personne de l’ayatollah Ali Khamenei.
Tout en brandissant lui aussi la menace d’une riposte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans une tribune mardi dans le Wall Street Journal, avait assuré que l’Iran était toujours prêt à mener des négociations réelles et sérieuses
.
Deux semaines sans internet
Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d’être violemment réprimée.
La télévision d’État iranienne, citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants, a annoncé mercredi que 3117 personnes avaient été tuées, un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits de la personne.
Selon Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l’ONU, au moins 3428 manifestants ont été tués, mais le bilan pourrait même dépasser les 20 000 morts.
Une coupure nationale d’internet, qui a permis selon des organisations des droits de la personne de masquer la répression, dure depuis deux semaines complètes
, a relevé jeudi l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, précisant que ces derniers jours l’accès a été très sporadique et limité à des sites gouvernementaux.
Avec Radio-Canada par Agence France-Presse
Étiquettes : Armada navale, États-Unis, donald trump, Golfe Persique, IRAN
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Canada-Froid extrême : une première en 45 ans possible à Montréal
janvier 23, 2026Le Québec s’apprête à plonger dans un dôme d’air glacial ce week-end. Pour la métropole, la persistance de ce froid intense sur deux jours pourrait marquer l’histoire.
En bref :
- Samedi sera la journée la plus froide de l’hiver jusqu’à présent;
- Des ressentis généralisés sous -30;
- Montréal pourrait vivre son week-end le plus froid depuis 1981.
Le cœur du froid arrive
La descente d’air arctique, qui passe d’abord sur les Prairies et l’Ontario, glissera ensuite vers le Québec. Si les températures entament leur chute dès vendredi, c’est véritablement samedi que la Belle Province se retrouvera dans le congélateur.
Au cœur de cette masse d’air glacial, notamment dans le sud du Québec, le mercure peinera à dépasser la barre des -20 °C. Le tout sera accompagné d’un vent modéré, suffisant pour pousser le refroidissement éolien sous la barre des -30 presque partout.
Un week-end historique?
Si la moyenne des températures maximales enregistrées samedi et dimanche à Montréal se maintient à -20 °C ou plus bas, il s’agirait du week-end le plus froid dans la métropole depuis 45 ans. Il faut remonter aux 3 et 4 janvier 1981 pour retrouver une telle séquence glaciale durant la fin de semaine.
Même si le mercure remonte légèrement (une moyenne de -19 °C), on parlerait tout de même du week-end le plus froid depuis 2004.
Une rareté statistique
Pour mettre les choses en perspective, la dernière fois que Montréal a connu une seule journée complète avec un maximum sous les -20 °C, c’était le 6 janvier 2018. Ce week-end, ce scénario pourrait se produire deux jours de suite.
En fin de journée dimanche, alors qu’un système amorcera son passage sur la province, le froid devrait se modérer. Quoi qu’il en soit, les températures devraient demeurer sous les normales saisonnières jusqu’en début février.
Météo Média par Dominic D. Matthews avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.
Étiquettes : CANADA, Froid polaire, Montréal, Québec
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