Par Alastair Crooke – Le 24 janvier 2026 – Source Conflicts Forum
Comme souvent ces jours-ci, une attaque décisive contre l’Iran revient, en dernière analyse, à la personnalité de Trump et à son besoin d’attirer l’attention de tout le monde. Il comprend que même si ses déclarations maximalistes ont l’air – et elles le sont – folles, elles sont néanmoins généralement comprises par défaut comme projetant « l’image d’un homme fort« . La carrière de Trump a été fondée sur le prédicat que sa base aime les « gars costauds » et que tout signe de faiblesse nuirait à cette apparence de force. C’est une chose qui a généralement bien fonctionné pour lui.
Cependant, les élites européennes trouvent cela difficile à digérer – ce qui peut se comprendre – et glissent dans des paroxysmes d’indignation.
La clé, comme l’a suggéré Michael Wolff, un observateur attentif de Trump, est qu’après des jours pendant lesquels Trump a dit que « ceci ou cela » va être fait, soit “de la manière la plus douce, soit de la manière la plus dure”, le point de basculement survient généralement lorsqu’il doit manœuvrer pour sortir de ses positions maximalistes, tout en affirmant ce fut un succès obtenu grâce à « l’Art de la négociation » – le résultat étant exactement ce qu’il prévoyait depuis le début.

Note de Pascal : Ce qui suit est le courriel d’une de mes invitées YouTube, Yana Afanasieva. Elle est en Suisse et s’est promenée à Davos pour “absorber la réaction du public à ce qui se passe sur la scène principale.” Il semble que les élites – en particulier celles d’Europe – soient prises dans leurs propres fictions. Tant qu’ils prétendent que rien n’a changé, ils peuvent continuer la petite mascarade selon laquelle le Moment unipolaire règne toujours en maître. Davos me rappelle beaucoup Crans-Montana, cette autre station de ski suisse où, au début du mois, les fêtards dansaient encore alors que le sol était déjà en feu.

Ce n’est pas parce que la presse occidentale n’a pas rendu compte de la réaction impressionnante de la Chine à l’enlèvement par les États-Unis du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse qu’il n’y en a pas eu. Je trouve
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