Outlaw

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, même pas peur.

L’autre jour, je vous entretenais, avec talent, de la future loi interdisant aux pauvres andouilles que nous sommes de profiter, modestement, d’une bonne flambée dans notre cheminée des années 70, au foyer ouvert et, selon des abrutis qui ont fait des études inutiles, qui produit des particules fines hautement toxiques pour nos petits poumons tout roses.

Je suis un insoumis (pas un lfiste, hein ! ne confondez pas !) et, par conséquent, je n’hésite pas à braver cette loi inique et liberticide, d’autant qu’elle n’a pas encore été promulguée de part chez moi. La preuve :

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Dames et sieurs de la maréchaussée, je suis à votre disposition. Sachez simplement que je suis équipé d’un tisonnier, d’une pince à bois (je ne connais pas le nom de ce truc) et d’un soufflet en fin de vie et que je sais m’en servir. Par ailleurs, si vous êtes un brin raisonnable, vous devriez observez, avec attention, l’image ci-dessus. Quelque chose me dit que je ne serai pas tout seul à vous attendre.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2026

Un kilomètre à pied

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Le gouvernement presse son bon peuple bien sage comme des moutons afin d’en extraire la substantifique monnaie qui permettra de regarder l’avenir d’un œil neuf et serein en construisant des porte-avions, obsolètes avant d’avoir vu le premier calamar, et en finançant des commissions dans le but de réfléchir à la création de commissions qui pourraient aller faire les commissions. Soit. C’est ce que l’on appelle le capitalisme.

Les gens râlent pour la forme, mais en réalité ils sont heureux de savoir à quoi servent les sous que l’on ponctionne directement dans leur porte-monnaie et de savoir pourquoi ils vont manger des pattes d’anguilles et des oreilles de mouches à la sauce caillou à partir du quinze du mois.

Toutefois, dans sa grande bonté, en règle générale, le gouvernement laisse à ses administrés de quoi subvenir à leurs besoins essentiels afin que le pays ne se transforme pas en décor de Walking Dead.

Le vrai problème est que les administrés en question font n’importe quoi avec les sous qui leur restent.

Vous en doutez ? Alors lisez bien ce qui suit.

Ce matin, je cheminais à travers les rues de la riante cité de L. afin d’obéir aux exigences du docteur D. qui, ayant épuisé toutes ses pharmacopées pour rendre plus doux mes derniers instants, m’a intimé de marcher. Ainsi, il est probable que je verrai 2027. Tout au moins que je verrai l’été 2026. Enfin, ne demandons pas la Lune, si je marche bien, je devrais pouvoir regarder les J.O. d’hiver à la télévision. J’usais donc mes semelles sur les trottoirs de L. lorsque mon regard fut attiré par un établissement extrêmement étrange. Je le connaissais déjà, mais mon neurone ne m’avait point permis, jusqu’alors, de réfléchir à sa stupidité. Il s’agit d’un immense hangar dont la façade est composée d’une fort large baie vitrée présentant l’avantage de pouvoir regarder ce qui se passe à l’intérieur. Une sorte de zoo, mais humain. Alignés juste derrière la baie, je remarquais une dizaine d’appareils à tapis roulants électriques destinés à permettre au citadin moyen de pratiquer la marche. Par ailleurs, un parking aux dimensions plus que raisonnables accueille les véhicules de ces sportifs en boite, dont la plupart habite à moins d’un kilomètre. Bien malgré moi, je restais figé face à ce spectacle navrant. Des femmes et des hommes en nage me détaillaient avec une sorte de pitié dans le regard et, dans les yeux, la question suivante : Pourquoi ce pauvre homme ne se joint-il pas à nous pour marcher en tenue fluo ridicule dans une atmosphère saturée de relents de sueur et de miasmes de déodorants bon marché probablement perturbateurs endocriniens, pour la modique somme de 45 euros par semaine, au lieu de déambuler, gratuitement, comme une âme en peine, en évitant de souiller ses souliers dans des déjections canines, le long d’itinéraires maintes fois éprouvés et sans grand intérêt intellectuel ?

Je saisis mon plus beau blanc d’Espagne et traçais, à l’envers tel/telle (je ne sais jamais) une Amélie Poulain arthritique, sur la baie immaculée : BANDE DE C… Je me trouvais alors en panne de carburant et les gestes entravés par de solides liens en plastique, assis à l’arrière d’un panier à salade, les fesses dans la vinaigrette.

Quand je pense que la moitié de ces abrutis se plaint d’avoir du mal à boucler ses fins de mois…

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2026

Je vous souhaite une bonne

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me félicite.

En janvier 2025, je vous ai souhaité une année. Force est de constater que mon souhait s’est réalisé. Donc, cette fois, je vous souhaite une bonne. Avec un peu de bol, mon souhait sera exaucé.

Mais attention ! Quand je vous souhaite une « bonne », ce n’est pas une bonniche, une bonne à tout faire, une esclave ancillaire. Je suis contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Tellement, que je milite pour la fin de toute activité rémunérée en échange de larmes et de sueur et propose de renommer France Travail, France Fout Rien. Par conséquent, j’exècre les personnes qui payent pour se faire servir. Déjà, je vais très peu au restaurant car je suis mal à l’aise quand un serveur me demande si je veux un peu plus de sauce sur mes choux de Bruxelles. Toute servitude, même volontaire, n’est qu’une déclinaison de l’esclavage ou, pire, de la féodalité. D’ailleurs, je me permets de féliciter Charles Zesseurde qui a licencié son frère. Ainsi, voilà un premier pas pour mettre fin à cette pratique médiévale qui consiste à dire que certaines personnes, qui pourtant font caca comme tout le monde, sont au-dessus des autres, par opération divine, la plupart du temps. Andrew Mountbatten Windsor, désormais ex-duc du jambon d’York, va devoir louer un appartement et vivre de sa retraite de prince. Je ne connais pas les taux pratiqués dans la Perfide Albion, mais je ne crois pas qu’il ait beaucoup cotisé. Il pourra se dégoter un petit boulot complémentaire dans une grande surface ou chez les cantonniers.

Donc, je vous souhaite une bonne, et débrouillez-vous avec cela.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2026

Vert pays, pays vert

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Donnie la Trompette veut étendre son empire et annexer le Groenland sans demander poliment aux autochtones ni aux colons danois. Enfin si, rendons-lui justice, il a demandé poliment de lui céder les grandes terres froides, mais il n’a pas écouté la réponse.

Igor (nom d’emprunt pour ne pas trépasser dans d’affreuses souffrances) rêve de voir renaitre le territoire de l’URSS et prendre sa revanche sur Napoléon bien qu’il n’ait jamais croisé la route du petit caporal.

Tchang mettrait bien la main sur toute l’Asie pour faire rayonner la sagesse de l’Empire du Milieu, qui ne serait plus au milieu du coup, et les nems au chien. A noter que c’est, vraisemblablement, le projet à la fois le plus ambitieux et le plus ardu vu que Singh aimerait que les vaches deviennent sacrées un peu partout.

Le sujet le plus brulant, si on considère que le cas de l’Ukraine est réglé et que les jonques chinoises ne font que tourner autour de Taïwan, c’est le Groenland.

Le Groenland est une province autonome du royaume du Danemark, ou un truc dans le genre. Donc, si mes calculs sont bons, le Groenland fait partie, peu ou prou, de la communauté européenne et ils boufferont du bœuf aux hormones sud-américain comme tout le monde. Si les troupes de Trompette envahissent le Groenland, de fait les Etats-Unis déclarent la guerre à l’Europe. Pas sûr que les GI’s balancent des chouingue-gommes et des bas nylon du haut de leurs chars cette fois-ci. La théorie de Donnie est la suivante. Ce n’est pas parce que des marins coiffés de casques à cornes ont débarqué sur une plage voilà un bout de temps que l’endroit tombe, pour l’éternité, dans l’escarcelle du pays d’origine des fiers pêcheurs de morues. Sinon, la Normandie serait le 51è état des States depuis juin 1944. Logique.

On peut reprocher beaucoup de choses au POTUS, mais une chose est certaine, il fait ce qu’il dit. Oui bon, j’anticipe un peu, mais d’ici 2027, outre le Venezjouerlà et le Pays Vert, les Ricains auront adopté Cul-bas et Je Courais ( « I Ran » A Flock of seagulls, 1982, à écouter). Il parait même qu’ils comptent retourner au Vietnam pour finir de balayer.

Bon, moi je vais planter des rutabagas.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2026

Merco ? Sûr !

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Je le dis franchement, je ne comprends rien à cette histoire de Mercosur. Je suis un peu con.

Toutefois, il me semble que la voix des premiers concernés devrait être écoutée. Les agriculteurs ne veulent pas de ce machin, en majorité, j’estime qu’ils sont les mieux placés pour râler. Même s’il faut bien le reconnaitre, les bouseux manquent d’éducation et ne peuvent pas comprendre que l’Europe agit pour le bien commun des banquiers. C’est connu.

En revanche, j’ai pigé un truc. J’ai compris pourquoi les Allemands sont tout contents que la vieille Ursula appose son paraphe en bas d’un épais dossier incompréhensible. En effet, nos voisins d’outre-Rhin savent qu’ils vont pouvoir vendre des millions d’automobiles en Amérique du sud et en échange ils achèteront de la viande toute pourrie qu’ils refourgueront à leurs chiens et aux Polonais.

Cependant, une question me titille le neurone. Pourquoi t’est-ce que les Brésiliens et les Argentins achètent des voitures teutonnes et pas nos bonnes vieilles guimbardes françaises ? Je suppose qu’il s’agit de nostalgie. Les Sud-Américains vénèrent leurs ancêtres, or beaucoup d’entre eux ont vu le jour à Cologne ou à Stuttgart…

Ce qui est rigolo (?), c’est que notre Résident de la République favori a refusé de signer les accords. Du point de vue européen, les Italiens et les Espagnols, notamment, applaudissent cet exercice de luthomiction.

Une autre question s’impose. Que se passerait-il si la France campait sur ses positions et refusait d’importer des vaccins à la vache ? Serions-nous exclus de l’Europe ? Punis par Maitresse Ursula ? Envoyés au coin ?

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2026

Particulièrement fines

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Ce jour, je voudrais partager avec vous une photographie qui vaudra bientôt à Mère une lourde amende, voire une peine de réclusion, pour infraction sur la (future) loi visant à réduire les émissions de particules fines.

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Voilà l’objet du (futur) délit.

Non, il ne s’agit pas de « possession » de croutes peintes par un artiste fréquentant assidument les établissements psychiatriques.

Il n’est pas non plus question d’interdire la détention de tapis de mauvais goût.

Et, pour l’instant, avant ma retentissante élection au poste de dictateur populaire, rien n’interdit de posséder un crucifix (d’autant que celui-ci est « presque » beau).

Bien entendu, je fais allusion à l’accrochage mural des miroirs ronds et convexes…

Bande de nouilles ! La cheminée !

Cette merveille architecturale fêtera bientôt, tout comme la maison, ses soixante bougies.

Depuis soixante ans, elle fonctionne très bien même si son utilité est davantage décorative que calorifère, dans la mesure où son foyer ouvert n’est pas conçu pour réchauffer l’atmosphère, soit-elle confinée.

Pendant soixante ans, elle a consumé du bois exclusivement issu d’un jardin éco-responsable que vous pouvez entrapercevoir sur la droite du cliché. Le conduit est ramoné annuellement et, jusqu’à présent, aucun voisin n’a déposé de plainte à la gendarmerie pour enfumage intempestif ou empoisonnement à l’odeur de sardines grillées (le foyer, en guise d’éléments nutritifs n’ayant jamais rien accueilli d’autres que quelques châtaignes glanées dans les sous-bois environnants).

Plusieurs villes françaises, à l’image de la capitale des rats, ont décrété que les feux de cheminée, étaient responsables d’un pourcentage non-négligeable des émissions de particules fines, elles-mêmes directement liées à la recrudescence des cancers dans la population française et assimilés. Ainsi, après Lyon, Lille, au cours de 2026, interdira l’usage de la cheminée d’agrément, et, d’ici 2030, le pays tout entier pourrait suivre le mouvement. Si vous voulez continuer à utiliser votre antique cheminée, vous devrez débourser entre 6000 et 8000 euros afin de l’engoncer dans un foyer fermé qui, non content de filtrer les particules, vous permettra de réduire conséquemment votre facture de chauffage.

Fort bien. Santé + économie, voilà une belle opération.

Sauf que.

Nom d’une pipe en bois ! A qui va-t-on faire croire que les feux de cheminée sont responsables de la mort des ours blancs sur la banquette ? La cheminée de Mère serait-elle responsable d’un milliardième de milliardième de milliardième de milliardième des émissions de particules fines que je ne verrais pas le problème. Et puis si les ours se brulent les miches, je veux bien en adopter un. Mort de préférence. Sinon sa peau ne cessera de glisser devant la cheminée. J’adore les ours ! Alors imaginez si je ne pouvais pas les encadrer ! J’adore les cancers aussi ! Surtout une certaine Marina qui avait des… Oui bon, je sors de mon sujet.

Siouplé vous les dames et sieurs qui nous dirigez, auriez-vous l’obligeance de cesser de nous casser les arpions et de vous tourner vers des sujets nettement plus sensibles comme l’invasion du territoire par l’Armée Rouge. D’autant que les Russes apprécient tout particulièrement les feux de cheminée.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2026

Ouin ouin

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Merci pour vos bons vœux et vos encouragements pour entamer la dernière partie de ma vie (automatiquement, non ?). Cela m’a fait d’autant plus chaud au cœur que, par ailleurs, les gens qui ont pensé à moi se résument à : Mère qui m’a invité à manger sans faire de gâteau (et donc pas de bougies) sous prétexte que je suis diabétique et qui ne m’a pas offert de cadeau car bon, elle m’héberge, c’est déjà pas mal ; Joli-Papa qui m’a offert deux livres ; en nets progrès donc vu que deux années de suite il m’a donné des chocolats dans le but d’assister à mon trépas (ben si, je suis diabétique je vous rappelle) ; deux sms de mes deux cousines préférées, louées soient-elles ; trois messages sur FB ; épicez tout !

Voilà ce que c’est d’être un ours (sans la fourrure qui me serait fort utile dans mon igloo). C’est de ma faute si je deviens de plus en plus invisible. Je l’ai bien cherché. Non, rien de rien, je ne regrette rien. En effet, mon asociabilité est naturelle. Et on ne chasse pas le naturel de crainte qu’il revienne au galop et fasse des dégâts dans le salon. Après il faut nettoyer, et c’est fatigant à mon grand âge.

Bien, bien, bien…

Puis-je changer à soixante ans ?

Sans doute.

En ai-je envie ?

Je n’en sais rien.

(à l’instant un sms de ma chère tante…)

Quoi qu’il en soit, la soixantaine ne m’a pas apporté l’esprit de décision (ni la sagesse, mais de cela je me fiche). Vivement les 70 !

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2026

Cataclysme

Ouais, machin tout ça, je me demande.

Demain, c’est la fin du monde. Vous étiez au courant ?

Ce qui est dingue c’est que les media (mot latin pas d’accent et pas de « s » c’est déjà un pluriel) n’en disent pas un mot. Ils préfèrent annoncer trois centimètres de neige dans les fossés d’Île de France et présenter des images d’un dictateur en pyjama. C’est honteux ! Certains se préparent même à commémorer les trente ans de la disparition d’un résident de la république qui menait une double vie, faisait mettre sur écoute qui il voulait et s’était fait limer les dents. Un scandale !

Le 8 janvier 2026, c’est la fin du monde, je vous dis. Et pas besoin de savoir lire le calendrier maya, les prédictions de Quasimodo ou les thèmes astraux des charlatans. Pas d’invasion de sauterelles, d’apocalypse nucléaire ou de visite d’extraterrestres friands de chair humaine. Non, rien de tout cela. Bien pire.

Demain à 17h45, j’aurai 60 ans !

Pétard de purée de bordel belge !

60 ans ! Non, mais tu te rends compte !

60 ans ! Voilà 30 ans, je n’avais que 30 ans (et François M. décédait me piquant ainsi la vedette) ! C’est dingue, c’était hier ! Enfin, avant-hier.

60 ans ! Le troisième âge, la carte vermeil et la priorité pour les places assises dans les transports en commun !

60 ans ! L’âge d’être arrière-grand-père (heureusement que je n’ai pas d’enfants), arrière-grand-oncle (heureusement je ne vois plus mes neveux) et vieux con (là, j’ai déjà commencé à m’entrainer) !

60 ans ! L’âge auquel on se met à repérer les trajets les plus courts pour se rendre à l’hôpital, à l’EHPAD et au cimetière !

60 ans ! L’âge auquel, pendant les repas, on avale plus de pilules que de frites !

60 ans ! L’âge de la bave, des pets incontrôlables et des endormissements inopportuns !

60 ans ! L’âge des lunettes-loupe, des chaussettes de contention et des petits rires stupides en fin de phrases !

60 ans ! Nom d’une pipe en bois, je n’arrive pas à m’y faire !

Machin tout ça sérieusement.

©

La soupe aux choux

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Donc, ça y est, nous y sommes. Donald T., the POTUS, a déclaré que, d’ici quelques mois, les Etats-Unis présenteront au monde entier les preuves de l’existence des extraterrestres. Ben mon vieux ! Notez, tout de même que « quelques » c’est entre deux et beaucoup.

Personnellement, j’estime plus que probable que la vie existe ailleurs que sur notre chère vieille orange bleue. Toutefois, mon admirable cerveau un chouia fatigué, ne conçoit pas que ceux que je nommerai les « extraterrestres » par commodité soient tels que les scientifiques, les artistes et le bon sens populaire les représentent. En effet, ces êtres venus d’ailleurs sont toujours soit des humanoïdes, soit des monstres avides de chair fraiche. Ce n’est pas très réaliste, selon moi. Tout d’abord, notre humanité découle d’une évolution liée à la consommation de bananes et à celle de stupides programmes télévisés. Il faudrait donc partir du principe que là-bas, à l’autre bout d’une autre galaxie, une planète regorge de bananiers et d’abrutis, ce qui me semble hautement improbable. Ensuite, je ne crois pas non plus à des monstres voulant se tailler un bifteck dans la partie la plus rebondie de notre anatomie tout simplement parce qu’ils ne savent pas si nous sommes comestibles. Or, parcourir je ne sais combien d’années-lumière pour faire ses courses sans être certain de remplir son caddie me parait un brin aventureux.

Par ailleurs, les extraterrestres se déplacent comme nous, à une vache près. Ils construisent des engins volants fonctionnant, obligatoirement, avec une forme de carburant dont il existe très peu de chance qu’ils puissent se réapprovisionner à la station Leclerc la plus proche, d’autant que rien ne prouve qu’ils aient élaboré une monnaie acceptée chez nous.

Alors oui, je pense que la vie existe ailleurs, mais je ne souscris pas à la théorie que les extraterrestres nous aient déjà rendu visite. Mais je peux me tromper.

Donald T. compte déclassifier les dossiers secrets de la zone 51, de Roswell, le journal intime du lieutenant Ripley et je ne sais quels autres bêtises. En réalité, je crois qu’il veut monter une escroquerie fantastique qui lui permettra d’être réélu malgré les lois des States en prétendant qu’il est le seul « présidentiable » à proposer aux Etasuniens et aux autres des photos de E.T. et de Alf, mais que des événements indépendants de sa volonté ne permettent pas que cette cérémonie se déroule avant 2029.

Ni vu ni connu, je t’embrouille.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – novembre 2025

Mobile home

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Je viens d’entendre notre Résident de la République favori à la radio. Il expliquait que les jeunes générations sont trop attachées à leur smartphone. Ben mon vieux, il a réfléchi Pépère.

Je me moque, mais j’ai appris que le téléphone mobile était interdit dans les collèges depuis la rentrée dernière. Je ne sais pas si les collégiens déposent leur appareil dans des boitiers, voire des casiers, destinés à faciliter la tâche des voleurs, mais , en revanche, j’ai également appris que la mesure allait être étendue aux lycéens.

Mais il est fou le Manu ! Il veut la révolution ou bien ?

Petit rappel utile.

Depuis une paire de décennies, le smartphone est livré avec l’adolescent. Dans de nombreux cas, l’engin est directement greffé dans la main de l’individu et la séparation demande l’intervention, non sans risque lacrymal, d’un chirurgien agréé par la sécurité sociale qui pratique des dépassements d’honoraires indécents. En outre, sans son téléphone, le jeune perd ses repères. En effet, comment retrouver le chemin de la maison sans GPS ? Comment connaitre les changements d’emploi du temps sans l’application appropriée ? Comment Jean-Kevin pourra-t-il demander à Marie-Kimberley si elle veut bien sortir avec lui ? Comment savoir si le CAC40 est en hausse ? Comment tricher aux examens ? Comment vivre tout simplement, nom d’une pipe en bois !

Pardon, je m’agace.

Mais vraiment, est-il nécessaire de mutiler une jeunesse prompte à dégainer ses pouces pour scroller des images d’accidents mortels en Russie ou des sketches d’artistes inconnus qui le resteront, par conséquent ? Je ne crois pas qu’il faille entraver le progrès en marche. Les jeunes d’aujourd’hui sont les vieux de demain. Désirons-nous que, en 2075, les retraités soient toujours devant leur smartphone comme une poule devant un couteau ? Soyons sérieux un instant. Je propose que le smartphone soit obligatoire dès la maternelle, mais pas un appareil, au moins deux. Un pour chaque main et pas de jalouse. Mais attention, uniquement des smartphones français. A pédales. C’est bon pour les artères.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – novembre 2025